Mausi en Argentine

L’argentine est un pays de 2 766 890 km2 avec 40 677 000 habitants dont la capitale est Buenos Aires.

Époque précoloniale

Un grand nombre de tribus indigènes peuplait l’Argentine avant la conquête espagnole.

Colonisation espagnole

En 1516, l’Espagnol Díaz de Solís découvrit le Rio de La Plata. Le pays est colonisé entre le XVIe et le XVIIe siècles.

Indépendance

Des mouvements d’opposition contre la métropole espagnole apparaissent au début du XIXe siècle. Dès 1810 avec la révolution de Mai (25 mai 1810) les argentins deviennent indépendants de fait. L’indépendance déclarée le 9 juillet 1816 n’est que la conséquence juridique venant entériner ce qui est déjà une réalité. La constitution sera proclamée en 1853.

Dictatures du XXe siècle

Perón est élu président après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le péronisme est un mouvement national-populaire ; il encadre la population argentine en leur octroyant des droits et un statut. Perón a donc cette dernière sous son contrôle, en partie grâce à la redistribution des richesses nationales. Cependant, l’opposition de la bourgeoisie est pour le moins active ; dès le retournement de la conjoncture économique, au début des années 1950, le dirigeant va être amené à pratiquer l’autoritarisme pour continuer à contrôler l’État et le pays.

En 1955, un coup d’État le chasse du pouvoir. Désormais, l’Argentine entre dans une période d’instabilité à la fois économique et politique. Le puissant mouvement péroniste est décapité mais va renaître sous forme clandestine. Les militaires organisent des élections, puis reprennent le pouvoir quelque temps après, et ce, à deux reprises.

En 1966, un nouveau coup d’État, met en place un régime bureaucratique et autoritaire. En réaction à la violence, les mouvements sociaux, les syndicats, les étudiants, les ouvriers vont se battre contre le régime jusqu’à prendre conscience de sa faiblesse. La population s’attaque aux symboles du pouvoir autoritaire. Les militaires se retirent alors en essayant de ne pas perdre la face. Mais il est trop tard et en 1973, la population assiste à la fin du régime militaire.

C’est le retour de Perón, le pays s’enfonce dans une guerre civile. En mars 1976, un coup d’État dirigé par une junte de militaires renverse la troisième femme de Perón, Isabel Martínez de Perón, ancienne vice-président de son epoux, et sa veuve depuis 1974.

Guerre des Malouines et transition démocratique

Afin de relancer sa popularité, la junte de Buenos Aires, dirigée depuis décembre 1981 par Leopoldo Galtieri, l’un des plus « durs », décide d’envahir les îles Malouines en 1982, provoquant ainsi la guerre des Malouines contre le Royaume-Uni, alors dirigé par Margaret Thatcher. La défaite précipite la chute du régime et une lente transition démocratique.

Raúl Alfonsín (1983-1989) fut le symbole même du retour à la démocratie en République argentine. Il nomme la Commission Nationale sur la Disparition des Personnes qui a estimé que la répression militaire a fait un peu moins de 10 000 victimes, dans la majorité des « disparus ». Les principaux responsables de violations des droits de l’Homme seront jugés et condamnés.

De 1990 à 1998 se produit le miracle argentin, caractérisé par un libéralisme radical  qui eut pour effet une croissance économique exponentielle, se traduisant par un enrichissement et une modernisation jamais vus dans le pays. Cependant, ce libéralisme ne profita pas à toute la population.

Crise de 2001

Provoquée par une fuite de capitaux massive pendant les mois d’août, septembre et octobre, la crise est partiellement jugulée par un contrôle draconien des dépôts bancaires, basé sur l’obligation d’effectuer toutes les opérations financières à travers les banques et la restriction des retraits d’argent en numéraire.

En dix jours, quatre présidents se succèdent, le gouvernement argentin se déclare en état de cessation de paiement. Le 6 janvier 2002, le nouveau gouvernement procède à un gel total des avoirs bancaires et une dévaluation officielle du peso de 28 % par rapport au dollar.

Néstor Kirchner exerce la fonction de président de la République argentine de 2003 à 2007. Il renégocie la dette du pays en 2005. Il gèle les tarifs énergétiques et du transport, et taxe très fortement les importations, il relance l’activité économique soutenue par les dépenses publiques, et double la masse salariale. Son épouse, Cristina Fernández  Kirchner lui succède le 10 décembre 2007.

 

Dans ce grand pays Mausi est passé par différents types de paysages et a découvert de nouveaux animaux.

– les zones humides du nord-est avec les étangs d’Esteros del Ibera et la forêt luxuriante d’Iguazu.

– la pampa du centre qui est le lieu des cultures et de l’élevage.

– les zones arides du nord-ouest.

– la zone montagneuse.

La cordillère des Andes.

La cordillère des Andes.

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Argentine : on the road again (09/05 au 26/05)

L’Argentine est le seul pays d’Amérique du sud que j’ai eu la chance de visiter il y a quelques années. Fort de cette précédente expérience, j’ai pris les casquettes de guide touristique/chauffeur/interprète pour mener Val, son frère et ses parents (qui nous ont rejoints pour 2 semaines) à travers 4000 km de route de cette belle nation !

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Buenos Aires

On restera 2 jours dans la capitale. On profitera des incontournables de la ville comme la Casa Rosada (siège officiel du président), la cathédrale métropolitaine et le cimetière de la Recoleta. Ce dernier a la même importance pour Buenos Aires que le cimetière du père Lachaise à Paris. On peut y voir la dernière demeure des grands noms de la nation argentine. Et pour certaines, ces dernières demeures ont de quoi faire envie aux vivants : on y trouve des mausolées gigantesques et luxueux. Ne leur manque que le chauffage pour être habitable.


Réserve naturelle Esteros del Ibera

Après Buenos Aires, on a pris possession de notre voiture pour les 2 prochaines semaines. Une Chevrolet Spin assez grande pour nous 5 et nos valises. Assez grande, mais qui a tout de même nécessité quelques parties de Tetris pour que tout et tous y rentrent.

Notre première destination fut la réserve naturelle Esteros del Ibera à quelques 850 km au nord de Buenos Aires. Il nous faudra 2 jours pour couvrir cette distance. Plus 2h à 3h de 4×4 pour franchir la route en très mauvais état jusqu’au village de Colonia Pellegrini situé en plein cœur de la réserve. Mais le voyage en valait la peine : on profitera d’une excellente météo pendant notre court séjour.

Lors de notre première soirée, on a suivi un guide pour une petite randonnée nocturne pendant laquelle on rencontrera un certain nombre des habitants de la réserve.

Le matin suivant, on explorera en bateau les rives des Esteros (Etangs). On y a trouvé une très grande diversité d’oiseaux mais aussi des cerfs et beaucoup de yacarés (petits caïmans d’Amérique du sud) en train de prendre le soleil d’un air faussement paisible.

San Ignacio

Poursuivant notre route vers le nord, on passe par l’ancienne mission jésuite de San Ignacio. Fondée au 17ème siècle, elle est abandonnée près de 2 siècles plus tard suite à l’expulsion des jésuites. Les raisons de cette expulsion sont bien expliquées dans le film « Mission » avec Robert De Niro et Jeremy Irons.

Iguazu

On est alors arrivé à l’extrême nord-est de l’Argentine, aux frontières du Brésil et du Paraguay, dans la ville de Puerto Iguazu. A cette endroit, brésiliens et argentins se sont partagés une des plus belles merveilles naturelles du monde : les chutes d’Iguazu. Du coup, ceux qui souhaitent voir les chutes sous toutes leurs coutures doivent passer la frontière. Et repayer un ticket d’entrée. Mais il faut reconnaitre que ces deux nations ont bien fait les choses : le parc autour des chutes est resté très sauvage. On y trouve très peu de bâtiments, la végétation y est très dense et on y rencontre beaucoup d’animaux.

On a choisi de financer les deux cotés de la frontière car on a profité d’une météo exceptionnelle. Malgré toutes les mauvaises prévisions pour notre journée de visite, on a été béni par un ciel bleu toute la journée.

Région de Tucuman

De Puerto Iguazu à Tafi del Valle, notre prochaine étape située dans l’ouest du pays, il faut traverser 1400 km essentiellement composés de pampas désertes. Après 2 jours de voiture, on laisse derrière nous la monotonie de la pampa et son climat pourri pour découvrir les vallées ensoleillées des Calchaquies.

Notre première étape fut Tafi del Valle. Un village dans une vallée aride où seul quelques buissons et cactus arrivent à pousser. On a croisé aussi quelques lamas qui deviendront de plus en plus nombreux à mesure qu’on se rapproche de la Bolivie

Toujours plus au nord, on passe par la ville de Cafayate qui, avec Mendoza, produit le meilleur vin d’Argentine.

Le jour suivant, on a fait une halte à Cachi avant d’entamer la longue route jusqu’à Salta.

Région de Salta et de Jujuy

On arrive à Salta, une des principales villes d’Argentine. Les montagnes environnantes nous rappellent que les Andes sont proches. Ici, beaucoup plus qu’à Buenos Aires, les gens sont métissés. Autant nous pouvions passer pour des autochtones dans la capitale, autant notre statut de « gringos » devient difficile à cacher ici.

Au nord de Salta commence la quebrada de Humahuaca, un profond canyon qui s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres. C’est un environnement sublime mais parfois hostile. L’altitude (plus de 2000m) et les vents qui soulèvent beaucoup de poussière peuvent rendre les visites difficiles. Si le ciel a été couvert pendant quelques jours, on a tout de même profité d’une bonne météo pour la fin de notre séjour. Le soleil rend tout de suite la température ressentie plus supportable et donne ses belles couleurs à la quebrada.

Après un retour express à Salta, notre groupe se sépare. Le frère et les parents de Valérie repartent en France pendant que nous continuons notre route. Un bus nous mène après 7h de route à La Quiaca, dernière ville argentine avant la Bolivie.

7286 : Passage frontière entre La Quica (Argentine) et Villazon (Bolivie).

Passage frontière entre La Quiaca (Argentine) et Villazon (Bolivie).

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Mausi au Chili

Le Chili est un pays de 757 000 km2 ayant 16 635 000 habitants. Sa capitale est Santiago.

Période précolombienne

Les premières populations ayant habité le pays seraient arrivées vers 35 000 av. J-C. Le Chili était peuplé par divers peuples amérindiens qui s’étaient installés à la fois dans la Cordillère des Andes et sur la côte.

Colonisation hispanique

En 1520, Fernand de Magellan est le premier explorateur européen à mettre pied sur le territoire de l’actuel Chili. En 1535, les conquistadores espagnols tentent de conquérir le territoire du Chili en combattant les natifs. En 1683, l’esclavage est aboli et cela permet d’établir des relations plus sereines entre les colons et les autochtones.

Indépendance

Après 7 ans de conflit, l’armée des Andes (constituée de soldats chiliens et argentins) libère le Chili le 12 février 1817. L’année suivante, l’indépendance du Chili est déclarée et le pays est placé sous l’autorité de Bernardo O’Higgins qui prend le titre de Commandeur Suprême. Durant dix ans, le Chili est soumis à une série de réformes qui tentent de donner une organisation au pays.

En 1829, une période de stabilité commence. L’économie décolle avec la découverte de minerais d’argent et la croissance des échanges commerciaux. Après trente ans de gouvernement conservateur (1831-1861) commence une période où le parti libéral (parti de gauche) prend possession du pouvoir. À ce moment-là, la croissance économique est très forte.

En 1891, le conflit entre le président José Manuel Balmaceda et le Congrès aboutit à une guerre civile. Les congressistes remportent la bataille et mettent en place la République parlementaire. Les années qui suivent sont marquées par une période de prospérité économique et caractérisées par une instabilité politique due à la mauvaise répartition de la richesse.

Le XXe siècle : instabilité politique et coups d’État

La baisse de la demande de nitrate et les premières luttes ouvrières causées par de mauvaises conditions de travail créent un climat d’instabilité sociale et politique au cours des années 1920. La crise mondiale de 1929 plonge le Chili dans la récession et l’agitation sociale.

En 1938 Pedro Aguirre Cerda est élu président. Des réformes sociales et politiques font du Chili un des pays les plus avancés du point de vue de la législation et de la protection sociale. Le cuivre remplace peu à peu le nitrate dans l’économie nationale. Le pays s’industrialise progressivement.

Les réformes s’arrêtent brutalement avec la mort du président en novembre 1941. Durant la Seconde Guerre mondiale, Juan Antonio Ríos, son successeur, doit affronter l’opposition et les pressions des États-Unis pour entrer en guerre contre les pays de l’Axe ; la déclaration de guerre est signée le 20 janvier 1943.

Eduardo Frei Montalva est élu en 1964. Il tente de réaliser la Revolución en Libertad (La Révolution en Liberté) au travers de nombreuses réformes comme la Réforme agraire et la chilénisation du cuivre (appropriation par des Chiliens de mines appartenant auparavant aux États-Unis). À la fin de son mandat, la tension politique produit une série d’affrontements.

Le 4 septembre 1970, le candidat de l’Unité populaire, Salvador Allende, arrive en tête de l’élection présidentielle. Devenu ainsi le premier président élu démocratiquement sur un programme socialiste. Allende intensifie les réformes de son prédécesseur. Les mines de cuivre sont nationalisées. Il met en place des mesures sociales comme l’augmentation des salaires et la distribution gratuite de lait pour les enfants. Les résultats économiques d’Allende apparaissent d’abord assez satisfaisants. Mais le succès est trompeur, les deux années suivantes vont être catastrophiques : l’inflation explose, le PIB se contracte et la valeur de la monnaie chilienne chute. Le gouvernement tente d’enrayer la crise en fixant les prix des denrées, ce qui provoque un développement du marché noir et des pénuries. Durant l’été 1973 de multiples grèves et des insurrections menacent la stabilité du pays. Le 23 août 1973, le président Salvador Allende nomme Pinochet général en chef des armées.

Le 11 septembre 1973, un coup d’État mené par le général Augusto Pinochet, renverse Salvador Allende. Ce coup d’État est accueilli avec soulagement par les conservateurs et certains démocrates-chrétiens qui espèrent récupérer rapidement le pouvoir. Mais la junte militaire prend le pouvoir et le conservera jusqu’en 1990, imposant une dictature dirigée par Augusto Pinochet. Une très grave crise économique touche le Chili entre 1982 et 1985. La crise génère une série de protestations de la population contre le régime politique et le libéralisme économique. L’économie du pays revient au vert à partir de 1985 mais les manifestations (« protestas »), réprimées dans le sang, se poursuivent contre la dictature.

En décembre 1989 a lieu le premier tour des élections présidentielles qui est le point de départ du régime démocratique. Le 11 mars 1990, à la suite d’élections démocratiques, Pinochet cède son poste de président de la république au démocrate chrétien Patricio Aylwin. Mais Pinochet demeure encore sept ans chef des armées. Patricio Alywin doit remettre en place la démocratie, établir une nouvelle politique nationale, maintenir la bonne santé économique du pays. Enfin, encore plus important pour les Chiliens, l’armée doit reconnaître les violations des Droits de l’Homme commises pendant la dictature.

En octobre 1998, retraité et sénateur à vie, Pinochet est arrêté à Londres à la suite du dépôt d’un mandat d’arrêt du juge espagnol Baltasar Garzón, et mis en résidence surveillée.

Après des élections assez difficiles, Ricardo Lagos devient président en mars 2000. Il remet l’économie au vert, met en place de nombreuses réformes : l’école gratuite et obligatoire jusqu’à 18 ans, légalisation du divorce en 2004.

De retour au Chili, en mars 2000, le général Pinochet reçoit un accueil chaleureux de l’armée et de ses partisans. En 2004, la cour d’appel de Santiago lève l’immunité constitutionnelle d’Augusto Pinochet. En juin 2005, il est finalement relaxé par la cour d’appel. Il meurt à l’hôpital militaire de Santiago le 10 décembre 2006.

La socialiste Michelle Bachelet est élue en 2006. Elle devient ainsi la première femme dans l’histoire du Chili à devenir présidente. Son gouvernement se caractérise par une parité hommes/femmes.

 

Du Chili, Mausi n’a visité que Santiago et Valparaiso.

Fondée en 1541, Santiago est la capitale chilienne depuis l’époque coloniale. L’imposante cordillère des Andes est visible depuis de nombreux endroits de la ville. Ces montagnes ont causé le développement de nuages de pollution. Santiago est le centre culturel, politique et financier du Chili, ainsi que du pouvoir exécutif et judiciaire, excepté celui du Congrès situé à Valparaíso.

 

Fondée en 1544, Valparaiso doit sa richesse à son port. Elle accueille des instances de portée nationale ainsi que plusieurs universités. Son centre historique a été déclaré patrimoine culturel de l’humanité.

Les murs de la ville sont couverts de graffitis. Les premiers sont réalisés clandestinement à la fin des années 60 et sont un outil contestataire de la dictature Pinochet.

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Chilling in Chile ou « on se la coule douce au Chili » (29/04 au 09/05)

Autant le dire tout de suite, on a pas mal levé le pied lors de notre court séjour au Chili. Un repos mérité après 8 mois (déjà) de course  à travers la planète.

Le problème principal quand on visite le Chili tient à sa géographie : 4300 km de long pour 180km de large (en moyenne). C’est un pays spaghetti où les distances sont longues. L’autre problème vient de son climat. En mai, lors de notre visite, c’est le début de l’automne. Loin au sud du pays, en Patagonie, il fait déjà très froid. Au nord, dans le désert de l’Atacama, il fait encore très chaud. On est donc resté à mi-distance de ces extrêmes dans les belles villes de Santiago et Valparaiso.

 

Santiago

A Santiago, il est très facile et même économique de séjourner dans un appart-hôtel. Pour le prix d’une nuit dans un motel miteux aux USA, on a obtenu, en plein centre de Santiago, un mignon 2 pièces avec salle de bain et cuisine. Même si ça peut sembler scandaleux à certains de nos lecteurs, on a beaucoup apprécié de ne pas avoir à sortir au restaurant et de pouvoir cuisiner nos propres repas.

On a quand même profité de quelques promenades agréables dans la ville.

Valparaiso

A moins de 2 heures de bus de Santiago se trouve l’autre capitale du Chili : Valparaiso. Récemment, cette ville a fait couler beaucoup d’encre dans les journaux internationaux suite à un grand incendie qui a dévasté l’un de ses quartiers. Les voyageurs se rendent difficilement compte de cette tragédie car le quartier historique a été épargné. Ici et là, on aperçoit des messages de soutien à l’intention des habitants (« Fuerza, Valpo ! », Courage, Valparaiso !).

Valparaiso, nommée aussi la cité aux 42 collines, est une ville de pentes et d’escaliers. A moins de limiter sa visite au bord de mer, on doit emprunter des escaliers étroits, des pentes raides ou encore les très anciens ascensores (funiculaires) parsemés dans la ville… Quand ces derniers fonctionnent. Beaucoup d’entre eux ont plus d’un siècle d’existence et sont donc souvent en réparation.

Après cette escale reposante, on survole la cordelière des Andes pour rejoindre l’Argentine.

Bye bye Chili ! Hello Argentine !

Bye bye Chili ! Hello Argentine !

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Mausi aux Etats-Unis

Les États-Unis sont une fédération de 50 états dont la capitale est Washington. Sa superficie est de 9 629 048 km2 pour 317 453 000 habitants.

Période précolombienne (avant 1492)

Les historiens estiment que la population autochtone des actuels États-Unis était de 7 à 8 millions de personnes en 1492. Au XVIe siècle, les terres situées à l’est des montagnes Rocheuses sont peuplées par des tribus amérindiennes : Cheyennes, Crows, Sioux, Hurons, Iroquois, Cherokees et Creeks qui chassent le bison, pratiquent la culture, la cueillette, l’élevage et la pêche. Des tribus d’éleveurs et d’agriculteurs : Apaches, Comanches ou Pueblos habitent les Rocheuses.

Période coloniale (1492-1775)

Christophe Colomb découvre le continent américain en 1492.

Au XVIe siècle, les puissances européennes s’installent le long du littoral atlantique. Les Blancs entrent en contact et font du commerce avec les peuples autochtones. Mais les Amérindiens ne résistent pas aux épidémies introduites par les Européens (variole, rougeole), à l’acculturation (alcool, armes à feu), aux massacres et aux guerres coloniales.

L’Amérique du Nord devient rapidement un enjeu entre les puissances coloniales : l’Angleterre assure peu à peu sa suprématie. Le peuplement se fait essentiellement par des migrants britanniques et par la traite négrière. Les esclaves noirs sont employés dans les plantations de tabac du sud mais aussi pour le développement des infrastructures.

Révolution, indépendance et nouvelles institutions (1775-1800)

Dans le courant des années 1770, les colons américains s’opposent de plus en plus à leur métropole. De nouvelles troupes sont envoyées en Amérique et un climat révolutionnaire s’installe. En 1774 la guerre éclate.

Le Congrès continental approuvent la déclaration d’indépendance des États-Unis le 4 juillet 1776. Ce texte, essentiellement rédigé par Thomas Jefferson, proclame les principes de liberté, d’égalité et de droit au bonheur. L’armée américaine, commandée par George Washington, finit par vaincre les Anglais; le traité de Paris est signé en 1783 et consacre la souveraineté et la naissance des États-Unis.

La Constitution américaine est rédigée en 1787. Ce texte, auquel sont ajoutés dix amendements (Déclaration des Droits) en 1791, demeure aujourd’hui encore le fondement de la démocratie américaine. George Washington est choisi comme premier Président américain en 1789.

Conquêtes de l’Ouest, industrialisation et fin de l’esclavage (1800-1917)

Le territoire américain s’agrandit progressivement vers l’ouest par des achats et des conflits. La ruée vers l’or à partir du milieu du XIXe siècle accélère la colonisation blanche de l’Ouest.

Alors que la traite des Noirs est supprimée au niveau fédéral en 1808, les planteurs du Sud continuaient de défendre cette institution. En 1860, le président antiesclavagiste Abraham Lincoln est élu. Sept États esclavagistes font alors sécession et forment les États confédérés d’Amérique. En avril 1861 débuta la guerre civile. Après la victoire de l’Union en 1865, trois nouveaux amendements à la constitution sont votés pour abolir l’esclavage, libérer les quatre millions d’esclaves, leur donner la citoyenneté et le droit de vote. Mais la ségrégation raciale dans le Sud dura jusque dans les années 1950-1960.

L’industrialisation débute à partir des années 1850. Elle entraîne des bouleversements démographiques, économiques et sociaux. Les villes américaines se multiplient et grandissent rapidement. L’immigration s’accélère et se diversifie.

Élévation du pays au rang d’hyperpuissance à travers les guerres (1917-1991)

Au XXe siècle, les États-Unis devinrent la première puissance économique, culturelle, politique et militaire du monde.

D’abord neutre au début de la Première Guerre mondiale, le pays s’engage aux côtés des Alliés le 2 avril 1917 et renverse le rapport de force. L’entre-deux-guerres est d’abord une période de prospérité matérielle et d’effervescence culturelle. Les femmes puis les Amérindiens obtiennent le droit de vote. C’est également le temps de la Prohibition et des grandes réformes de Roosevelt dans la banque et la finance suite à la Grande Dépression de 1929.

L’attaque japonaise contre Pearl Harbor le 7 décembre 1941 provoque l’entrée dans la Seconde Guerre mondiale des États-Unis dans le camp des Alliés contre l’Axe. L’armée américaine joue un grand rôle dans la libération de l’Europe occidentale et durant la Guerre du Pacifique. En août 1945, le président Harry S. Truman décide d’envoyer deux bombes atomiques pour faire capituler l’Empire du Japon. Les États-Unis deviennent une superpuissance aux côtés de l’URSS.

Dans les années qui suivent le conflit, les États-Unis se posent en leader du camp capitaliste face à l’Union soviétique : la Guerre froide oppose alors deux modèles politiques et économiques. Afin d’endiguer le communisme, Washington intervient en Europe et en Asie. Le pays se lance dans la course à l’armement et à l’espace.

L’histoire intérieure du pays est marquée par le mouvement afro-américain des droits civiques dans les années 1950-1960 menées par Martin Luther King, par l’assassinat du président Kennedy en 1963 et le scandale du Watergate en 1974.

Époque contemporaine

Depuis la fin de la Guerre froide et le démantèlement de l’Union soviétique en 1989-1991, les États-Unis sont la seule hyperpuissance dans le monde. Le pays s’engage dans les relations diplomatiques au Proche-Orient, et participe à la Guerre du Golfe (1990-1991).

George W. Bush arrive au pouvoir en 2001 après une des élections les plus controversées de l’histoire du pays. Le 11 septembre de la même année, les États-Unis sont victimes d’une vague d’attentats terroristes islamistes qui font près de 3 000 morts. En réponse, Washington se lance dans une « Guerre contre le terrorisme » en Afghanistan puis en Irak.

Dès 2007, le pays est touché par une crise économique et financière, provoquée par la crise des subprimes et qui deviendra mondiale.

En 2008, Barack Obama est élu en tant que premier président afro-américain du pays. Sa politique tranche avec son prédécesseur, notamment sur le plan intérieur, où il réussit à faire adopter une réforme du système de santé.

 

Mausi a découvert les grandes villes

et les grands espaces des États – Unis.

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Japon : Les excentricités nippones

Petit article qui fait suite à sur notre séjour d’un mois au Japon :

On imagine volontiers le japonais moyen comme austère, professionnel jusqu’au bout des ongles, sérieux à en déprimer. Pourtant, le pays comporte de multiples excentricités. Si certaines laissent perplexes, beaucoup d’entre elles font aussi sourire. En voici une petite sélection :

 

– Au Japon, il est poli d’apporter un cadeau quand on est invité chez quelqu’un. Dans ce registre, les fruits sont très appréciés. C’est la raison pour laquelle les fruits proposés dans les supermarchés sont toujours parfaitement murs et superbement présentés. Le fruit ultime à offrir en cadeau est le melon. Sa culture suit un protocole si strict que beaucoup de produits, jugés imparfaits, n’atteignent jamais les étalages. Et que le prix des fruits qui y parviennent avoisine celui de certaines drogues.

Ici, un melon bon marché à 3800 yen (soit 27 euros). Certains melons de qualité se vendent à 3 fois ce prix.

Ici, un melon bon marché à 3800 yen (soit 27 euros). Certains melons de qualité se vendent à 3 fois ce prix.

 

– Comme dans d’autres pays, on trouve souvent des fontaines publiques pour se désaltérer. Attention, certaines d’entres-elles ne servent qu’à se gargariser !

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Ne pas boire !

 

– Difficile d’imaginer les japonais, si à cheval sur l’hygiène, ne pas ramasser les crottes de leurs chiens. Il y a pourtant des petits rappels assez marrants à l’intention de ceux qui voudraient se la jouer à française :

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Je ne sais pas ce qui est écrit, mais je le devine assez bien.

 

 

– Au Japon, plus qu’ailleurs, le moindre mètre carré est précieux. Vous trouverez donc souvent des silos à vélos ou à voitures.

Ici, un modèle de silo pour petite copropriété.

Ici, un modèle de silo pour petite copropriété.

 

– Le Japon est le pays du jeu vidéo, mais les jeux d’argent sont interdits. Cela n’a pas empêché une certaine créativité pour regrouper ces deux domaines :

Un nouveau genre de jeu vidéo : un simulateur de courses hippiques. Ceux que vous voyez sur cette photo sont en train de parier sur ces canassons virtuels. Les vainqueurs ne gagnent pas d'argent, mais des lots.

Un nouveau genre de jeu vidéo : un simulateur de courses hippiques. Ceux que vous voyez sur cette photo sont en train de parier sur ces canassons virtuels. Les vainqueurs ne gagnent pas d’argent, mais des lots.

 

– Parfois, les mots nous manquent pour décrire certaines de nos découvertes :

 

– Il est très difficile pour les japonais de maîtriser une langue occidentale comme l’anglais ou le français. La construction des phrases est extrêmement différente, la grammaire n’a rien à voir et certains sons prononcés dans ces langues n’existent tout simplement pas en japonais. Du coup, on tombe très régulièrement d’adorables traductions :

 

Enfin, le Japon, c’est aussi et surtout l’empire du « kawaii » (du mignon) :

 

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USA : Du Golden Gate à Hollywood (du 15/04 au 28/04)

Pour atteindre l’Amérique du sud en partant du Japon, il est quasiment obligatoire de faire escale aux Etats-Unis. Tant qu’à faire, on a prolongé cette escale pendant 2 semaines. Le temps d’un road trip de 1800 miles de San Francisco à Los Angeles en passant par Las Vegas.

Trajet USA

San Francisco

Malgré sa taille et ses dénivelés, « Frisco » reste une ville où il est vraiment agréable de flâner. On a trainé dans le joli fouillis de Chinatown, escaladé les collines de la ville sans oublier de passer par Lombard street, sa rue la plus célèbre et sans doute aussi la moins pratique.


San Francisco, c’est aussi sa prison emblématique de l’île d’Alcatraz. La visite en vaut vraiment la peine. Pour une fois, l’audio-guide prêté pour la visite n’est pas bidon. Il comporte les enregistrements de témoignages d’anciens gardiens et détenus sur le quotidien très dur de la prison. Il reste encore des preuves visibles des 2 tentatives d’évasion qu’a connu le rocher. La première, ratée et sanglante (on voit encore les marques des balles et des grenades) et la seconde réussie et beaucoup plus subtile (voir le film « L’évadé d’Alcatraz » avec Clint Eastwood sur le sujet).

Depuis la fermeture de la prison en 1963, Alcatraz est redevenue fidèle à son nom (« La Isla de los Alcatraces », l’île des oiseaux de mer) et accueille de très nombreux oiseaux.

Mais au cri nettement moins gracieux (ça ressemble à du Donald Duck) :

 

En partant ou en revenant d’Alcatraz, on passe forcément par un autre lieu mythique de Frisco : Fisherman’s Wharf. Il s’agit d’un ensemble de quais où les touristes ont remplacé les pêcheurs. Mais ça n’empêche pas d’y trouver des choses sympathiques :

Un lion de mer dort paisiblement sur un des quais de Fisherman's Wharf...

Un lion de mer dort paisiblement sur un des quais de Fisherman’s Wharf…

Mais pas moyen d’être tranquille :

Avant de quitter San Francisco, on a passé un peu de temps au Golden Gate Park. Dans ce parc gigantesque se trouve le sympathique « Tea Garden » qui nous remet en mémoire notre voyage au Japon.

Avant de rejoindre Las Vegas, on a fait un petit détour par le lac Tahoe et par la ville fantôme de Bodie. J’avais déjà visité cette ville quand j’étais gamin lors d’un voyage avec mes parents. Ayant retrouvé et numérisé les photos de ces vacances, je me suis livré à un petit jeu : faire de nouveaux clichés exactement aux mêmes endroits que les précédents. Les choses ont-elles changé en 20 ans ? Je vous en laisse juge :

D’autres clichés :


Las Vegas

Par simple bon sens, un endroit comme Las Vegas n’aurait jamais dû être autre chose qu’un simple pâturage. Géographiquement, c’est un lieu hostile au milieu d’un gigantesque désert qui ne doit les débuts de sa fondation qu’à la présence d’un peu d’eau dans son sous-sol. Pendant les années 30, un concours de circonstance impliquant essentiellement la construction du barrage Hoover à 50 km de là et la légalisation des jeux d’argent, va faire de Las Vegas la Sin City qu’on connait. Ici, tout est dans la démesure : la taille et le clinquant des hôtels-casinos, des tables de jeux ouvertes 24h sur 24, 365 jours par an, des shows permanents à l’intérieur comme à l’extérieur. Mais pour une ville qui affiche autant de frime, on doit lui reconnaitre une certaine fibre artistique. Beaucoup de spectacles et de concerts ont lieu ici. Par exemple, le Cirque du Soleil dispose de 8 spectacles permanents à Vegas. On en a profité pour en voir deux. On se souviendra encore longtemps du spectacle « O » au Bellagio. L’originalité du spectacle tient autant au talent des artistes qu’à leurs costumes mais aussi à la haute technicité de la scène. Celle-ci comporte une piscine dans laquelle plongent et parfois disparaissent les acrobates. Cette piscine comporte des pièces mobiles qui permettent, sans que le spectateur s’en rende compte, de recouvrir sa surface d’un support solide. Ainsi, les acteurs semblent marcher sur l’eau. Très impressionnant ! Sans compter que voir ce spectacle est bien plus rentable que faire disparaitre son argent dans les machines à sous.


Zion et Grand Canyon

Avant de rejoindre Los Angeles, on est passé par 2 parcs naturels chers à mon cœur : Zion et Grand Canyon. J’avais déjà visité Zion il y a longtemps. Un des endroits les plus célèbres de ce parc se trouve dans un canyon au fond duquel il y a une rivière. Malheureusement, j’étais tombé malade pendant l’exploration. Probablement le pire endroit possible pour être malade… Au fond d’un canyon, il n’y a ni issue de secours ni d’accès pour un véhicule. Le retour avait alors été très long et très pénible. Mais aujourd’hui, j’ai enfin pris ma revanche !


Que dire sur le Grand Canyon ? C’est un canyon. Il est grand. Et par une belle journée, c’est vrai qu’il en jette. Au crépuscule, on y trouve une très belle lumière ainsi que des visiteurs inattendus.


Los Angeles

Après de nombreuses heures de route, on est arrivé à Los Angeles, dernière étape de notre séjour aux USA. On a passé nos dernières journées entre le Walk of Fame, Universal Studios et les plages de Venice.

Le Walk of Fame est une section d’Hollywood boulevard où le trottoir est pavé avec les noms de stars du cinéma, de la TV et de la chanson. On s’amuse à retrouver ceux qui nous sont familiers.

Une des dalles du Walk of Fame (Encore une petite question, M'sieur !).

Une des dalles du Walk of Fame (Encore une petite question, M’sieur !).

Universal Studios, c’est un peu comme si Hollywood voulait copier Disneyland. Et ce n’est pas une mauvaise idée. On retrouve donc des attractions sur le thème des grosses productions hollywoodiennes. J’imagine que certains réalisateurs doivent être vexés quand les attractions sont de meilleure qualité que leur film. Ainsi, les attractions « Water World », « King Kong » et surtout « Transformers » sont bien plus impressionnantes que les films dont elles sont issues.


Pour finir, on a profité du soleil pour rendre visite à la faune hétéroclite de Venice Beach. Sur ce petit bout de plage on trouve : artistes sans le sou, bodybuildeurs frimeurs, skateurs du dimanche et fumeurs de joints. Car le cannabis est légal en Californie. Mais uniquement pour raisons médicales. Un point légal qui semble facile à contourner : sur tout Venice, on a croisé une bonne dizaine de cabinets médicaux qui garantissent la précieuse ordonnance et les « pharmacies » juste à côté.


Prochaine étape : on survole une nouvelle fois l’équateur jusqu’à Santiago au Chili.

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Mausi au Japon

Le Japon est un pays insulaire de 378 000 km2 avec 127 millions d’habitants. Sa capitale est Tokyo.

 

Parmi les premières populations du Japon, on trouve les Yayoi venus de l’actuelle Corée. Ils ont apporté les premières techniques d’agriculture vers 400 av JC.

En 250 ap JC le premier gouvernement du Japon, alors appelé Yamato, était dirigé par la reine Himiko. Durant la période Yamato, entre 250 et 710, le pays importe l’écriture de Chine et la religion bouddhiste de Corée.

S’ouvre ensuite l’ère des courtisans de 710 à 1192. Le pouvoir est détenu par un empereur qui s’occupe plus des arts que de la politique. Dans les provinces, les seigneurs locaux se font la guerre pour atteindre le pouvoir.

En 1192, l’un d’entre eux, Minamoto Yoritomo, remporte une série de victoires qui font de lui le shogun (grand général). Ce titre lui donne alors plus de pouvoir qu’à l’empereur. C’est le début de l’ère des guerriers qui dura jusqu’en 1549. A cette époque apparait la classe des samouraïs.  Au fil du temps, il y eut de nombreuses frictions entre les shoguns et les empereurs. Le Japon entra alors en guerre civile. En 1543, les premiers européens débarquent au Japon. Ils y apportent le christianisme et surtout les premières armes à feu.

Le général Nobunaga a utilisé ces nouvelles armes pour mettre fin à la guerre civile. En 1603, la nation est unifiée. On entre dans une période de stabilité jusqu’en 1853. Le gouvernement exerce un contrôle absolu sur la société. A cette époque, il est interdit de voyager hors du Japon. C’est une période prospère pour l’économie et l’éducation.

En 1853, le commandant américain Perry entre dans la baie de Yokohama avec des navires de guerre et impose au Japon d’ouvrir ses frontières aux étrangers. Le Japon entre dans une ère de modernisation. En 1867, c’est la fin du shoguna, l’empereur retrouve son pouvoir. Craignant d’être envahi par les occidentaux, le Japon va s’employer à rattraper son retard technologique. Il modernise ses infrastructures et développe son industrie. Le Japon a aussi une volonté expansionniste. Fin du 19ème siècle, il déclare la guerre à la Chine et à la Corée et y remporte des territoires.

En 1941, l’attaque de Pearl Harbor, déclenche la guerre du Pacifique et engage le Japon et les Etats-Unis dans la Seconde guerre mondiale. De 1942 à 1946, les Etats-Unis mènent une série de contre-attaques victorieuses dans le Pacifique. En 1945, malgré la défaite de l’Allemagne et de l’Italie, le Japon refuse de se rendre. Après deux bombardements atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, le Japon rend les armes.

Pendant les décennies suivantes le Japon va se reconstruire jusqu’à atteindre une des économies les plus prospère du monde. Le Japon, notamment la ville d’Hiroshima, demande le désarmement nucléaire de tous les pays.

Mémorial en l'honneur des enfants disparus.

Mémorial en l’honneur des enfants disparus à Hiroshima.

 

A cause de sa situation géographique (zone de subduction de 4 plaques tectoniques), le Japon compte 108 volcans actifs et de nombreuses sources d’eau chaude. Il subit des milliers de secousses sismiques d’intensité variable chaque année. En 2011, un grave séisme suivi d’un tsunami, provoque l’accident nucléaire de Fukushima.

 

Le Japon d’aujourd’hui entre tradition

 

et modernité

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Japon : Des plages d’Okinawa aux neiges d’Hokkaido (18/03 au 14/04)

Trajet Japon

Aller au Japon dans le cadre d’un tour du monde, c’était un peu comme le principe du film « Inception » pour moi : c’était un rêve dans le rêve. Ma hantise était de repartir déçu de ce séjour que j’attendais depuis très longtemps. Mais dans l’avion qui m’emmenait de Tokyo à Los Angeles, j’avais déjà la conviction que je reviendrai vite au pays du soleil levant tant ces 4 semaines passées ont été un enchantement pour les yeux… et les papilles.

 

Okinawa

Tout au sud du Japon s’étend un chapelet d’îles : Iriomote-jima, Iwo-jima… et Okinawa-jima. C’est là qu’on a passé nos 5 premières journées sur le sol nippon. Sans doute à cause de son climat tropical et de son entrée historiquement tardive au sein de la nation japonaise, l’ambiance y est plutôt relax.

On y découvre les emblèmes d’Okinawa : les shisaas, gardiens fantastiques mi-lion, mi-chien qui gardent souvent les temples et les maisons.

Un shisaa veille sur une autre créature sacrée.

Un shisaa veille sur une autre créature sacrée.

A Naha, ville principale d’Okinawa, on a visité le château Shuri et aussi le très impressionnant aquarium de Chiraumi. C’est un des rares aquariums assez grands pour accueillir les titanesques requins-baleines. Cerise sur le gâteau, il y a un petit restaurant accolé au bassin principal. Il y a de quoi se sentir comme un méchant dans James Bond en siroter tranquillement un bourbon (dans notre cas, un lait à la mangue… on fait avec ce que propose le restau) pendant que, en arrière plan, les requins-baleines nagent d’un air menaçant.

On a aussi profité des quelques spécialités culinaires de l’île. On a surtout retenu les douceurs comme les beignets frits (Saataa andagi), les crêpes fourrées de la chaine « blue seal » et de très bonnes tartelettes à patate douce.

Biscuits à la patate douce (croyez le, c'est sans colorant).

Tartelettes à la patate douce (croyez le, c’est sans colorant).

Après ces quelques jours, on embarque à bord d’un ferry qui nous a menés, après 25 heurs de croisière, à Kagoshima, au sud de Kyushu.

 

Kyushu

Arrivé à Kagoshima, on fait 2 découvertes. L’une encourageante, une autre inquiétante. Les cerisiers commencent à bourgeonner ! Le temps du hanami (festival des cerisiers en fleur) est donc pour bientôt. Mais plus inquiétant est le nuage de fumée qui sort du Sakura-jima, le volcan situé aux portes de la ville. Même si ce volcan, l’un des plus actif du Japon, pourrait bien un jour détruire Kagoshima, il est la fierté des habitants. Il existe même des peluches à son effigie.

Sakura en fleur et Sakura-jima en éruption. Un poète en ferait surement un excellent haïku.

Sakura en fleur et Sakura-jima en éruption. Un poète en ferait surement un excellent haïku.

Le jour suivant, on a pris possession de nos Japan Rail Pass. Ces sésames nous ont permis de prendre presque tous les trains de notre séjour au Japon gratuitement et sans réservation, y comprit les fameux shinkansens, l’équivalent des TGV… mais sans les retards ni les grèves. On s’est alors rendu un peu plus au nord dans la ville de Beppu, surtout connue pour ses onsens (sources thermales) et ses jigokus (littéralement « enfers », ce sont en fait des geysers et des sources trop chaudes pour s’y baigner).

 

Honshu

Notre première destination sur Honshu, l’île principale du Japon, fut Hiroshima. Difficile de croire que cette ville fut entièrement rasée il y a une soixantaine d’années. Aujourd’hui, Hiroshima est une ville prospère débordant d’activité mais le parc de la paix et le musée de la bombe rappellent son lourd passé. Difficile de rester de marbre en visitant le parc de la paix, en passant à coté du « Dôme » (un des seuls bâtiments ayant survécu à l’explosion) et en voyant les mémoriaux honorant des morts dont on ne retrouva que les cendres.

 

On s’est rendu à Nara sous un beau soleil de printemps. Cette petite ville située à coté de Kyoto est célèbre pour ses nombreux temples et aussi pour les nombreux cerfs en liberté dans les parcs alentour. On peut même leur acheter des biscuits qu’ils vont parfois chercher jusque dans les poches des visiteurs.

Passer une nuit à Nara est une bonne idée car cela permet de visiter les temples à 2 bons moments : le soir, juste avant le coucher du soleil, quand les parcs sont déserts. Et le matin, avant que les hordes de touristes ne débarquent de Kyoto.

 

On a visité Kyoto pendant quelques jours. Ici aussi les cerisiers ont bien commencé leur floraison. C’est vraiment agréable de se promener dans les temples et les jardins près de Higashiyama, à l’est de la ville.

 

On s’est aussi rendu dans la forêt de bambou à Arashiyama, au nord-ouest de Kyoto. Dans cette forêt se trouvent quelques temples et aussi la très belle demeure d’Okochi Denjiro, un acteur des années 30. Au-delà des bambous se trouve des collines parsemées ici et là d’arbres en fleurs.

 

Pour se reposer, on a également passé une nuit à Kinosaki onsen, petite ville située à environ 2h de train de Kyoto. Comme son nom l’indique, cette ville est célèbre pour ses sources thermales (onsen). On a passé la nuit dans un ryokan de luxe qui a fait pleurer mon portefeuille, mais qui valait le moindre yen dépensé. Vue sur le jardin, accès gratuit à tous les onsens de la ville et surtout repas kaiseki (haute cuisine japonaise) inclus. Un repas où la grande qualité égalait aussi la grande quantité. Au moment de notre séjour, c’était la saison du crabe… un régal !

 

Après plusieurs trains et un funiculaire, on est arrivé à Koya-san, une montagne au sud d’Osaka. C’est un coin encore assez sauvage où ont été construits beaucoup de monastères. Certains d’entre eux accueillent les voyageurs, ils sont alors appelés « shukubo ». Des repas (strictement végétariens) y sont servis et les voyageurs sont encouragés à assister au service religieux du matin. C’est une expérience assez extraordinaire de se réveiller au lever du jour pour rejoindre dans un grand silence la salle de prière et d’écouter les moines psalmodier les textes sacrés.

A Koya-san se trouve surtout le gigantesque cimetière d’Oku-no-in où près de 200 000 pierres tombales sont parsemées dans une forêt de cryptomerias.

Après un nouveau long voyage en train, on arrive à la capitale : la mégalopole de Tokyo. Il y avait beaucoup de vieux rêves que je voulais réaliser ici. Traîner à Jimbosho à la recherche de mangas, passer une journée à Hakihabara (le quartier des geeks et des otakus), faire au tour au zoo d’Ueno, manger des sushis près du marché Tsukiji (le plus grand marché aux poissons du monde), visiter le musée Ghibli, aller dans un neko kissate (un bar à chats)… Le résultat en images :

 

Hokkaido

Après quelques jours, on a pris le train de nuit pour Sapporo. Un voyage de près de 16h pour franchir les quelques 1300 km qui nous séparaient de la principale ville de l’île d’Hokkaido, au nord du Japon. Changement d’ambiance et de température ! Le printemps n’est pas encore arrivé dans cette île septentrionale. On ressort vite les vêtements du Népal qui suffisent tout juste à nous protéger du froid. Mais Sapporo offre de belles compensations. En particulier, sa spécialité culinaire : le Jingisukan (retranscription nippone de « Genghis Khan »), un espèce de barbecue d’agneau.

Un Jingisukan. Exactement ce qu'il faut pour combattre le froid d'Hokkaido.

Un Jingisukan. Exactement ce qu’il faut pour combattre le froid d’Hokkaido.

Les derniers jours de notre voyage au pays du soleil levant se sont écoulés près du parc naturel de Daisetstuzan dans le village d’Asahidake Onsen. Là-bas, encore plus qu’à Sapporo, l’hiver est encore bien présent. De fortes chutes de neige nous ont accueillis. Mais les jours suivants ont été assez ensoleillés pour une balade en raquette dans le parc.

Un mois n’aura pas été suffisant pour explorer toutes les merveilles du Japon. Mais il nous faut poursuivre notre voyage. Prochaine étape : les USA !

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Mausi en Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande est un pays d’Océanie constitué de deux îles principales (l’île du nord et l’île du sud) et de nombreuses îles beaucoup plus petites. C’est un pays de 268 680 km2 avec 4,5 millions d’habitants dont la capitale est Wellington

On pense que les premiers humains, les maoris, étaient des peuples polynésiens venus 1200 ans avant Jésus Christ. Pendant longtemps ces peuples ont vécu de la chasse avant de se tourner vers l’agriculture et la pêche. La raréfaction des ressources a causé des frictions entre les différentes tribus maories.

Les moas, aujourd'hui disparus, pouvaient mesurer jusqu'à 3m et peser 250 kg.

Les moas, aujourd’hui disparus, pouvaient mesurer jusqu’à 3m et peser 250 kg.

En 1769, le capitaine James Cook (encore lui) a établi le premier contact durable avec les Maoris. Les premiers campements européens s’établissent en Nouvelle-Zélande à la fin du 18ème siècle. A cette époque, européens et maoris n’étaient pas en conflit, ils avaient besoin les uns des autres. Les européens avaient besoin de la protection, de la nourriture et de la force de travail des maoris. Les maoris avaient besoin des technologies européennes (en particulier les armes à feu). Par contre il y a eu beaucoup de conflits entre tribus maories.

Dès la deuxième moitié du 19ème siècle, l’arrivée de nouveaux colons européens cause des frictions avec les populations maories. Il y eut une succession de conflits qui se termina au début du 20ème siècle par la fin de l’indépendance politique des maoris et l’intégration de leur population à la population européenne. Malgré les conflits, l’économie néo-zélandaise progressa.

Le haka est une danse chantée rituelle interprétée à l’occasion de cérémonies, de fêtes de bienvenue, ou avant de partir à la guerre. Les maoris l’ont rendu mondialement célèbre grâce à l’équipe de rugby de Nouvelle-Zélande (les All Blacks), qui l’effectue avant ses matches depuis 1905.

 

D’un point de vue géologique, la Nouvelle-Zélande est un pays jeune. Sa forme actuelle date d’il y a moins de 10 000 ans.

Les activités tectoniques passées ont marqué l’île du sud par de grandes chaînes de montagne et des fjords.


Les volcans et les geysers de l’île du nord prouvent que, aujourd’hui encore, ces activités sont intenses.

A cause de son isolement, le pays a une faune très particulière. Beaucoup d’espèces sont endémiques. La plus célèbre a donné son nom au peuple néo-zélandais: le kiwi. Malheureusement, comme beaucoup d’autres espèces, elle est en voie d’extinction.

Le kiwi est un oiseau nocturne qui se peut pas voler.

Le kiwi est un oiseau nocturne qui ne peut pas voler.

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